Image de chargement de la page de Odia Groupe

DPE en immobilier professionnel : obligations, calendrier, impact sur les baux


Mot-clé : DPE local professionnel bail | Cible : Propriétaire bailleur | Temps de lecture : ~6 min


Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est longtemps resté une formalité dans l'immobilier d'entreprise. Ce temps est révolu.


Depuis 2022, les obligations se durcissent progressivement et les propriétaires bailleurs de locaux professionnels doivent s'y préparer sérieusement — sous peine de voir leur bien devenir inlouable.


Rappel : qu'est-ce que le DPE pour un local professionnel ?


Le DPE mesure la consommation énergétique d'un bâtiment et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre.


Il attribue une note de A (très performant) à G (très énergivore).


Jusqu'à récemment, ce document était obligatoire à la transaction mais purement informatif. Il devient désormais opposable et contraignant.


Pour les locaux professionnels (bureaux, locaux d'activité, entrepôts, commerces), le régime applicable est celui des baux commerciaux.


Les règles sont différentes du résidentiel, mais la tendance de fond est la même : les passoires thermiques vont progressivement être interdites à la location.


Le calendrier réglementaire à connaître


Ce qui est déjà en vigueur


  • Le DPE est obligatoire lors de toute vente ou nouvelle location d'un local professionnel.
  • Une annexe environnementale est obligatoire dans les baux de plus de 2 000 m², intégrant des objectifs de performance énergétique.
  • Le DPE est opposable depuis 2021 : un locataire peut se retourner contre le bailleur si le diagnostic est erroné.

Les échéances à venir


2028 : les bâtiments classés F et G pourraient être soumis à des obligations de rénovation pour rester louables (les textes d'application sont encore en cours de précision pour le tertiaire).


Le décret tertiaire (DEET) impose déjà aux bâtiments de plus de 1 000 m² de réduire leur consommation énergétique de 40 % d'ici 2030, 50 % d'ici 2040, 60 % d'ici 2050.


Même si les seuils d'interdiction à la location ne sont pas encore aussi clairs que dans le résidentiel, la pression réglementaire est réelle et s'accélère.


Impact sur la valeur des biens et les baux


Sur la valeur vénale


  • Un actif classé F ou G se négocie déjà avec une décote croissante sur le marché.
  • Les acheteurs intègrent le coût des travaux de rénovation dans leur offre.
  • À l'inverse, un bâtiment BBC ou classé A/B se valorise mieux et se loue plus facilement.

Sur la relation bailleur-locataire


Les grandes entreprises locataires incluent de plus en plus des clauses vertes dans leurs baux, avec des objectifs de performance énergétique et des droits de résiliation en cas de non-atteinte.


C'est un rapport de force qui évolue en faveur des locataires exigeants sur ce sujet.


Sur la finançabilité


Certaines banques et organismes de financement intègrent désormais la performance énergétique dans leur analyse de risque.


Un actif très énergivore peut être considéré comme un actif à risque de dépréciation accélérée.


Que faire si votre bien est classé E, F ou G ?


  • Faites réaliser un audit énergétique complet pour identifier les travaux prioritaires (isolation, chauffage, ventilation, éclairage).
  • Chiffrez le coût des travaux et comparez-le à la décote subie sur la valeur de votre bien.
  • Dans la plupart des cas, rénover est plus rentable qu'attendre.
  • Renseignez-vous sur les aides disponibles : CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), prêts verts, dispositifs régionaux.
  • Anticipez les clauses de votre prochain bail : intégrez des engagements de travaux si nécessaire pour sécuriser un locataire de qualité.

ODIA Groupe vous accompagne


Nous intégrons systématiquement la dimension DPE dans notre analyse des actifs que nous commercialisons.


Que vous soyez vendeur, acheteur ou bailleur, nous vous aidons à évaluer l'impact réglementaire et à positionner votre bien correctement sur le marché.


📞 07 57 50 14 15 | rclemenceau@odia-groupe.fr | www.odia-groupe.fr